Father & Son ou le retour apprécié des Blanc-Francard / Radio Fañch

Jeudi 23 Janvier 2014 en début de matinée, c’est sur Father & Son, émission musicale animée par Patrice et Henry Blanc-Francard que Fañch (écouteur radiophonique passionné) s’arrête le temps d’un papier…
Résultat, un bel article, écrit avec autant de cœur et d’oreille que ce que Father & Son donne à entendre…

« Janvier 2014, Patrice Blanc-Francard et Henry (son fils) font « Father & Son » sur « Radio Marais » depuis décembre 2013. Est-ce possible ? »
Ça l’est, et c’est tout les Mardi de 20h à 21h30 sur RADIOMARAIS.

Un grand merci à Fañch !

Article disponible sur Radio Fañch :

« Oumpfff ! Le coup à l’oreille puis à l’estomac. Voix intacte, élocution fluide, propos savants mais dits dans la plus grande simplicité, avec les tripes ou le cœur c’est selon. Comme quand le « Loup-garou » hurlait, j’ai des frissons parce que le choc de la mémoire ressemble à un coup de foudre… du tonnerre. K.O. debout ! Vous pourrez toujours me jeter des pierres, moquer mon sentimentalisme, taquiner ma fidélité. M’en fous total. Je n’ai pas d’autres expériences sonores comme celle-là. Janvier 73, France Inter, Patrice Blanc-Francard et Bernard Lenoir font vers 18h « Souvenirs, souvenirs« . Je me régale, prend des notes et… des leçons (de musique). Le duo est total raccord, chacun sa place, son style, sa « pointure« . J’écoute en travaillant et c’est pop et fun. Blanc-Francard marque par sa voix. Lenoir par une certaine réserve.

Janvier 2014, Patrice Blanc-Francard et Henry (son fils) font « Father & Son » sur « Radio Marais » depuis décembre 2013. Est-ce possible ? L’accroche au micro, le débit, la légéreté sont les mêmes et ça c’est assez rare. Je ne connais pas d’autres exemples de style, intact sur quarante ans. Je ne vous cache rien. Le lendemain de son départ du Mouv’ (août 2013) nous nous étions rencontrés à quelques mètres de la maison ronde pour, de sa part, discrètement, « tirer le rideau« . Il avait en tête (et en sons) quelques projets. Il ferait signe, il vient de le faire. J’ai fondu, car cette voix, cet homme qui incarne le présent sans aucun passéisme, nostalgie, ou pathos mémoriel a l’art de faire vivre toutes les musiques au présent comme si elles venaient de « sortir« . Voilà, ceux de ma génération partageront peut-être ce plaisir intact du « loup-garou » au micro (2). Les autres, ceux du Marais, devraient prendre chaque mardi 1h30 de bonheur.

Père et Fils enchaînent les titres, racontent des histoires de musique, font jouer Nat Jenkins en live et, la première émission terminée, donnent aussitôt envie de la réécouter pour faire durer le plaisir avant de plonger dans la #2. L’éclectisme est roi avec son lot de découvertes surprenantes. Ici pas de frontière d’âge ou de génération, les musiques transcendent le temps et le duo virevolte des origines du blues aux raps les plus façonnés. On rêverait d’une quotidienne de 20h à 22h. Père et Fils mettent le supplément d’âme et le feeling qui manquent cruellement dans les radios dites musicales. Aux bluettes des duos improbables, pour ne pas dire pathétiques, aux rires tout faits, aux expressions tendances et futiles, aux langages sans grâce et sans âme, à la légèreté lourde que véhiculent, développent et entretiennent les animateurs et animatrices de radio, aux effets plutôt qu’au sens, à la superficialité définitive, à l’immédiateté tyrannique et au jetable récurent, « Father & Son » donne à entendre de la radio, de la musique, avec sa bonne grosse part de « soul« . Et la dynastie Blanc-Francard de se prolonger à la vitesse du son… (2) »

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