MAN MAN CHI / La Grande Crèmerie

Cela faisait un moment que j’avais cessé de sprinter avec les foodingues, hors-jeu volontaire dans cette poursuite frénétique des ouvertures. Parce que rien ne sert de courir, parce que quelques semaines, quelques mois laissent les mets et les humeurs se caler, trouver leur place et leur swing, parce que l’entre-soi ça va bien deux minutes, et qu’on se passe très bien du coude à coude avec la clique blogo-journalistico-épicurienne.
Et puis, au hasard des rendez-vous apéros ou déjeuner en famille, je me suis finalement trouvée bien heureuse de découvrir les dernières tablées gourmandes, dont ce coup de coeur : la Grande Crèmerie.

Toute fraichement ouverte, cette jolie Crèmerie. Même que ça sentait encore le vernis pour le parquet en entrant. C’est donc l’annexe de la Crèmerie, cette magnifique petite cave à grignoter de la rue des Quatre Vents. Sauf qu’ici, on a beaucoup plus d’espace – et moins de risque de se casser les dents.

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Une grande salle qui respire, bois, pierres apparentes, belles poutres, déco brocante chic où on aurait envie de tout emporter à la maison, des tables en bois canon, de vieilles suspensions chinées, des menus dans des pochettes de vinyles old school.

De prime abord, on se sent bien, le service est adorable, et on sent surtout qu’il y a un vrai bon goût derrière tout ça.

Et ça se confirme avec la carte – avec le même principe qu’à la Crèmerie : une sélection de produits pointue, avec tout ce qu’il faut pour passer un très bon apéro qui dure, ou un déjeuner à partager, charcuteries, fromages qui tuent, terrines, huitres, et évidemment, les vins qui vont bien, tendance nature.

Ca donne une terrine de boudin noir aux oignons à tartiner goulûment sur des tranches d’un terrible pain de campagne, servi encore tout chaud, qui craque sous la dent ; planche de jambon blanc comme on a rarement l’occasion d’en manger, servi avec-du-beurre-Bordier-what-else. C’est la parfaite simplicité, et c’est divin.

On alterne les bouchées avec un chèvre frais, accompagné d’une compotée de poire au safran qui donne du peps, juste sucrée comme il faut, morceaux de poire encore fermes, safran enrobant.

Pour ne rien gâcher, on a le choix entre les desserts signés Conticini-Pâtisserie des Rêves, ou Mr J-Y Bordier, version riz au lait ou crème renversée.

Ce fût tarte au citron pour nous.
Dès la première bouchée on comprend qu’on a affaire à une tarte au citron de compèt’, avec sa pâte croquante, une couche de confit de citron qui donne le change à la crème ni trop sucrée ni trop acide, le tout surplombé par une meringue italienne fondante, onctueuse, démoniaque.

En bref, on comprendra donc qu’on passe dans cette Grande Crèmerie un très joli bon moment.

Comptez environ 30 € par personne selon les appétits (pour des portions généreuses, notons) – à noter aussi : pas mal de produits sont à emporter (ou à commander sur leur site ICI )

La Grande Crèmerie – 8, rue Grégoire-de-Tours 75006 Paris – Fermé le lundi. – T 01 43 26 09 09

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