MAN MAN CHI / Le Café des Musées

Quittons quelques instants les ouvertures bistronomiques aux chefs tatoués/barbus et autres hipster bar à vins (qu’on adore par ailleurs hein #bisou), et revenons aux valeurs sûres : back to basics !

Direction le Café des Musées, rue de Turenne – qui tient donc son nom de sa localisation entre les musées Picasso, Cognac Jay et Carnavalet.

Dès l’entrée, immersion dans le décor délicieusement rétro : joli comptoir ancien, vieux carrelage, chaises en bois, serveurs en chemise et cravate … Le genre d’endroits pour lesquels on aurait de déployer les grands mots, quelque chose comme : “un bistro avec un VRAI supplément d’âme”. Une valeur sûre, où l’on sait qu’on ne va couper les cheveux en quatre : la cuisine ne fait son intéressante, elle est juste, bonne, droite dans ses bottes.

Ce soir là, l’affaire se lance avec une superbe terrine de foie de volaille, accompagnée d’un confit d’oignon au vin rouge, de cornichons croquants et de pain grillé : ça a le goût du fait maison, c’est parfumé, fondant, ponctué de beaux morceaux. Bref, c’est une très bonne terrine.

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Au rayon plats, large dominante carnivore – entrecôte, échine de cochon et autre andouillette 5A. Impossible de passer à côté du tartare au couteau – petit péché mignon de flexitarienne, d’autant plus quand il s’agit de l’assaisonner soi-même, comme ici, avec sauces onctueuses et herbes fraîches.
La viande ne vient probablement pas d’une star de la boucherie parisienne, mais on s’en fiche, elle est simplement bonne, et inévitablement accompagnée des frites maisons grassouillettes, bien colorées et crousti fondantes : comme elles devraient toujours l’être.

Atterrissage tout en douceur avec une carte des desserts dans la plus pure tradition bistrotière. La crème caramel est impeccable dans son genre : douce et dodue, elle se tient bien en barbotant tranquillement dans son caramel. Mention spéciale au financier d’un moelleux démoniaque.

Vous l’aurez compris, le Café des Musées, c’est une adresse de caractère, un bistro sans frime, un modèle du genre, où les serveurs tiennent leur rôle et leur rang, où l’assiette illustre le propos de Curnonski : « la cuisine, c’est quand les choses ont le goût de ce qu’elle sont »

Formule 14 ou 16 euros au déjeuner, le soir comptez 35 euros

Le Café des Musées – 49, rue de Turenne 75003 Paris – ouvert tous les jours – T 01 42 72 96 17

 

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